Édition 2024 du 31 mai au 2 juin

Lors de ces trois journées vous pourrez assister aux interventions suivantes :

 

Samedi 1er juin

 

Danses, acrobaties et jeux collectifs dans le préclassique méso-américain

  • Intervenante : Brigitte Faugère (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)
  • 1 juin 2024
  • 10h30 à 11h30
  • Château de Fontainebleau – Salle des colonnes

 

Dès le 2e millénaire avant notre ère, les groupes méso-américains pratiquaient danses, acrobaties et jeux collectifs, vraisemblablement dans le cadre des activités rituelles. De nombreux objets représentent ainsi des personnes arborant costumes particuliers et masques, parfois dans des positions de contorsionnistes. Par ailleurs, on connaît l’organisation de performances sportives dans le cadre de réunions et fêtes collectives, ainsi que la pratique d’une certaine variété de jeux de balle. Le caractère précoce de l’apparition de ces pratiques corporelles et sportives, et leur permanence parfois jusqu’à aujourd’hui montrent l’importance de leur ancrage culturel.
   

La côte du Golfe aux temps préhispaniques : une terre de sculpteurs

  • Intervenant : Dominique Michelet (Académie des Inscriptions et Belles lettres)
  • 1 juin 2024
  • 11h30 à 12h30
  • Château de Fontainebleau – Salle des colonnes

 

Dans l’état actuel des connaissances, tout semble indiquer que c’est un peuple vivant au sud de la côte du Golfe dès 1500 avant notre ère et que l’on nomme traditionnellement « les Olmèques » qui inventa l’art sculptural, et qui, le premier, explora plusieurs de ses modes d’expression, dans le bois et dans la pierre (ronde-bosse, bas et moyen relief), allant jusqu’à savoir exprimer le mouvement. Mais les peuples voisins et postérieurs poursuivirent la tradition, y ajoutant notamment la réalisation de statues de grandes dimensions en terre cuite. Un examen, même rapide, des trois millénaires de développement de cet art dans ce secteur permet de s’interroger sur les raisons et les modalités de son succès.

 

Le sport au service de la cosmogonie : le jeu de balle en Méso-Amérique

  • Intervenants : Eric Taladoire (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne), Terry David (INALCO)
  • 1 juin 2024
  • 11h30 à 12h30
  • Château de Fontainebleau – cour Ovale

 

Il existe en Méso-Amérique de multiples jeux et pratiques sportives, par exemple des batailles rituelles. Cependant, le jeu le plus important au sein des communautés préhispaniques, et ce, dès le Préclassique, est sans nul doute celui du jeu de balle (ullamaliztli). Il est un symbole fort, associé à la croissance et à la renaissance végétale et à l’alternance des saisons. Il constitue également un marqueur d’identité propre à chacune des communautés, et bien davantage, comme l’ont démontré l’histoire de l’art et l’archéologie.

 

La protection du patrimoine archéologique du Mexique : d’hier à aujourd’hui

  • Intervenants : Corina Cadena (Ambassade du Mexique en France cheffe du service des affaires juridiques), Dominique Michelet (Académie des Inscriptions et Belles lettres), Eric Taladoire (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonn
  • 1 juin 2024
  • 14h00 à 15h30
  • Château de Fontainebleau – cour Ovale

 

Dès son indépendance, en 1821, le Mexique a accordé un statut privilégié aux monuments et aux objets archéologiques, considérés comme éléments fondateurs de l’identité nationale. Ainsi le jeune État protégea-t-il très tôt son patrimoine ancien, notamment par le vote en 1897 d’une des premières lois au monde décrétant « propriété nationale » les biens antérieurs à la Conquête. À partir du début du XXe siècle, le pays se dota d’institutions chargées de l’étude et de la préservation de ces biens. Toutefois, de nouveaux défis ont vu le jour à une date récente, et une attention renouvelée s’impose.

  

Dimanche 2 juin

  

Symbolique des roches dans la Méso-Amérique préhispanique : ce que nous disent l’obsidienne et le silex

  • Intervenante : Véronique Darras (CNRS)
  • 2 juin 2024
  • 10h30 à 11h30
  • Château de Fontainebleau – chapiteau cour Ovale

 

Le silex et l’obsidienne, le blanc et le noir, forment un couple inséparable dans la cosmogonie des peuples mésoaméricains. Ces matières premières ont été abondamment utilisées pour fabriquer des objets divers destinés aux activités domestiques, à la chasse, à la guerre, mais aussi aux activités rituelles, comme les actes sacrificiels ou les dépôts d’offrande. Tout au long de la trajectoire préhispanique, ces artefacts ont pu incarner des divinités célestes ou de l’inframonde, se transformer en instruments du pouvoir, et maintenir ainsi l’ordre cosmique et terrestre.
 

De plumes, d’argile, de perles et de pierre: faire parler les objets des Amériques

  • Intervenante : Ninon Bour (Doctorante en histoire de l’art et archéologie à l’École du Louvre)
  • 2 juin 2024
  • 13h00 à 13h45
  • Château de Fontainebleau – chapiteau cour Ovale

 

Dans beaucoup de disciplines, les vestiges archéologiques et ethnographiques sont vus comme des témoins muets du passé. Pour les comprendre, en l’absence de sources écrites ou de contexte, il convient de se pencher sur leur étude matérielle. À partir de plusieurs études de cas d’artéfacts conservés au musée du quai Branly – Jacques Chirac, ce cours montrera comment le fait de savoir regarder permet de recontextualiser historiquement et culturellement des pièces amérindiennes.
Proposé par l’École du Louvre