Formation initiale (L2, L3)L2 : Initiation à l’archéologie des Amériques.

Ce cours, effectué conjointement par C. Alix, E. Lemonnier, et P. Lecoq, vise à présenter un rapide panorama des cultures de l’Arctique, de la Mésoamérique et de l’aire Andine et de leurs principales caractéristiques. Il est ouvert à tous les étudiants inscrits en Histoire de l’Art et Archéologie, et même à ceux inscrits dans d’autres UFR (Histoire, par exemple). Il comporte des cours magistraux (1h30 hebdomadaire), complétés, pour les étudiants inscrits en U.E. Majeure, par des séances de travaux dirigés où les étudiants sont invités à présenter un thème, non traité dans le cours, sous forme d’exposé (1h30 hebdomadaire). Un examen final vient valider les acquis du cours. Il se déroule au cours du premier semestre de la deuxième année universitaire (S3).

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Ce cours d’initiation comprend treize séances : les deux premières sont consacrées respectivement au peuplement du continent américain et aux développements culturels paléoeskimo et néoeskimo du Grand Nord, de l’Alaska au Groenland. Les sept suivantes, de fin septembre à mi-novembre, sont dédiées au monde mésoaméricain, pour lequel sont tour à tour abordés le cadre géographique et chronologique de la région et les différentes cultures qui s’y sont développées : les Olmèques au Préclassique, les grandes cultures de la période classique, Teotihuacan et Maya, puis les civilisations de la période postclassique, Toltèque et Aztèque.

Les quatre dernières séances sont consacrées à une présentation synthétique de l’aire andine, de son cadre géographique et chronologique. Y sont tour à tour abordées les principales cultures qui s’y sont développées au cours des trois grands horizons ou périodes qui marquent son histoire. Les cultures Chavin au cours de l’Horizon Formatif (de – 1200 à – 200), Tiwawanaku et Wari, lors de l’Horizon Moyen (500-1000), et Inca, durant l’Horizon Tardif (1300-1532). Il s’agit surtout de faire découvrir aux étudiants la richesse de cette aire souvent mal connue.

L3 : Archéologie et art de la Mésoamérique et des Andes. Approches méthodologiques en américanisme. Cet enseignement s’insère dans le cursus d’archéologie de l’UFR 03, Histoire de l’Art et Archéologie. C’est un cours hebdomadaire annuel, à raison d’un cours de 1h30, suivi de 1h30 de TD, qui porte, au premier semestre, sur le monde mésoaméricain et au deuxième semestre, sur l’aire andine. À la différence du L2 où l’accent est mis sur la découverte des civilisations, ce cours vise à insister sur les spécificités de l’archéologie américaniste (pluridisciplinarité, ethnohistoire, anthropologie…), de manière à acquérir les méthodes de travail tout en consolidant les connaissances relatives aux différentes civilisations. Dans le cas du monde andin, y sont aussi notamment abordées les périodes (Archaïque et Intermédiaires, ancien et récent) qui n’ont pas pu être traitées en L2 mais sont indispensables pour comprendre l’évolution des sociétés andines sur le long terme.

L3 : Préhistoire et archéologie du nord de l’Amérique du Nord. Cet enseignement hebdomadaire semestriel (S5) à raison d’1h30 de CM suivi de 1h30 de TD porte sur l’archéologie des régions subarctique et arctique de l’Amérique du Nord. L’objectif du cours est de donner aux étudiants le cadre chronologique et environnemental des développements culturels et des changements climatiques de cette vaste région du premier peuplement de l’Amérique aux migrations proto-Inuit du 2e millénaire ap. J.-C vers le Groenland, en passant par l’origine des premières économies maritimes.

Conjointement à ces cours portant sur les différentes aires culturelles, les étudiants sont tenus de suivre ou choisir plusieurs enseignements liés aux méthodes de l’archéologie en général. L’enseignement de Théorie et Méthodologie de l’Archéologie, dispensé par Claire Alix, expose les courants de pensée en archéologie des deux côtés de l’Atlantique qui ont déterminé et déterminent encore les avancées méthodologique de la discipline. Celui de Méthodes d’Ethnoarchéologie, assuré par Patrice Lecoq, insiste surtout sur l’histoire de l’ethnoarchéologie à partir d’exemples pris dans le domaine américain, et sur l’apport de la New Archaeology et de chercheurs comme Binford, Gould, Shiffer.

Master

Pour l’entrée en Master, l’étudiant a la possibilité de s’inscrire en Master « Archéologie, sciences pour l’archéologie » (Archéologie pré et protohistorique) ou « Patrimoine et Musées ». Les cours dispensés en américanisme regroupent donc les étudiants inscrits dans ces deux Masters.

Master 1 : le M1 est un travail de recherche effectué en un an, sur un thème essentiellement bibliographique. Le mémoire (une cinquantaine de pages) s’effectue sous la direction d’un enseignant, souvent assisté d’un chercheur CNRS, et chaque étudiant doit suivre au minimum deux des séminaires de spécialité (2h hebdomadaire chacun) par semestre. Les autres enseignements sont choisis, en début d’année, parmi les cours de tronc commun, en fonction du sujet du mémoire, et en accord avec le Directeur.

Un cours intitulé « Archéologies comparées des sociétés précolombiennes » est proposé chaque année par les membres de l’UMR chercheurs CNRS. Il est fortement recommandé de le choisir au sein des enseignements de tronc commun, car il aborde des questions méthodologiques spécifiquement centrées sur les Amériques (S1 et S3).

Les mémoires sont soutenus à la fin de l’année devant un jury composé de deux membres de l’UMR.

Les cours de spécialité, communs aux M1 et aux M2 et assurés par B. Faugère, C. Alix, P. Lecoq et E. Lemonnier se déroulent à l’Institut d’Art et d’Archéologie et au Musée du Quai Branly (voir détail ci-dessous).

Master 2 : le mémoire porte généralement sur l’approfondissement du travail effectué en M1 ou, plus rarement, sur un nouveau sujet susceptible d’être développé en doctorat. Le sujet est choisi en accord avec le Directeur de recherche.

Master spécialité Mésoamérique

Ce Master est subdivisé en deux volets. B. Faugère assure la direction des Masters portant sur la Mésoamérique centrale et occidentale, ou sur des thèmes spécifiques (l’art rupestre par exemple), tandis qu’E. Lemonnier assume la direction des Masters portant sur la Mésoamérique orientale (Maya), ou sur des thèmes spécifiques. Des chercheurs de l’UMR peuvent co-diriger des Masters, notamment sur des aires ou des thèmes plus spécifiques (aire caraïbe…).

Le cours assuré par B. Faugère se déroule au Musée du quai Branly dans le but de rapprocher les étudiants des collections américaines conservées dans le Musée. Le S1 est consacré à un thème qui change tous les ans, portant sur l’actualité de la recherche en Mésoamérique. Les cours du S2 sont regroupés en Janvier et Février dans les « Journées en Archéologie Précolombienne » où les étudiants de M1 sont associés aux étudiants de M2 et de Doctorat dans des journées thématiques, dont une est systématiquement dédiée à l’éthique de l’archéologie (législations, rapport avec les communautés, problèmes liés au pillage). Des visites sur le plateau des collections ou dans les réserves du Musée peuvent être organisées pour illustrer certaines séances.

Le cours d’archéologie maya assuré par E. lemonnier se déroule à l’Institut d’Art et d’Archéologie propose d’articuler les approches archéologiques et géographiques autour du thème de la construction des villes et des territoires, lequel fait partie intégrante de l’étude plus vaste de la relation homme/milieu. Le S1 expose généralement les cadres théoriques et méthodologiques d’un aspect du thème, tandis que le S2 permet d’explorer des études de cas récentes et d’interroger la notion d’urbanisation, au carrefour du politique, du social, de l’agraire.

Master spécialité Andes

Le séminaire d’archéologie consacré à l’aire andine (Pérou, Bolivie, nord du Chili et de l’Argentine, Equateur et Colombie), met surtout l’accent sur les méthodes archéologiques (prospection et fouilles) utilisées pour la réalisation des grands projets menés dans cette partie du continent sud américain au cours de ces dix dernières années. Une partie des cours s’intéresse à l’histoire des recherches dans l’archéologie andine et illustrée par l’apport d’intervenants externes (chercheurs français ou étrangers, doctorants) susceptibles d’en enrichir le contenu. Un autre volet aborde les aspects théoriques d’un travail de recherche et vise à inciter l’étudiant à réfléchir sur son sujet d’étude. Y sont tour à tour abordés : les problèmes liés à la rédaction du mémoire et à la façon de présenter les données bibliographiques, ou les cartes et figures, ainsi que tous les aspects méthodologiques susceptibles d’aider l’étudiant dans son travail de recherche.

Master spécialité Arctique

Ce Master vise à former les étudiants aux méthodes et aux conditions de la recherche arctique menée dans l’Etat d’Alaska (USA), les territoires du nord canadien (Territoires du Nord-Ouest, Nunavut et Nunavik) et au Groenland. Le séminaire a un thème annuel défini selon les projets en cours et les sujets de recherche des étudiants de Master et de Doctorat. Le thème choisi est une plateforme pour aborder et discuter les questions de chronologie, de paléo-environnement, de développement culturels et de traditions techniques tout en insistant sur les questions d’éthique et de logistique (relation avec les communautés, procédure en cas de découvertes de restes humains, etc). Dans le cadre de ce séminaire, les étudiants sont encouragés à participer soit par l’exposé de leurs propres recherches, soit par celle de textes choisis en lien avec le thème du séminaire. Le cours se déroule au premier semestre à l’Institut d’Art et d’Archéologie.

Les M2 sont soutenus en Juin devant le jury de la formation « Archéologie pré et protohistorique ». Les rapports de deux membres de l’UMR et d’un rapporteur externe, souvent issu d’une Université étrangère, servent de base aux délibérations.

Les cinq meilleurs Masters M2 de la formation Archéologie pré et protohistorique sont appelés à présenter leur projet de thèse devant le Grand Jury de l’Ecole Doctorale, afin de pouvoir postuler à un Contrat Doctoral.           

Doctorat

L’inscription en doctorat s’effectue à l’automne. Chaque candidat doit déposer un dossier, et obtenir l’accord d’un Directeur de thèse, parmi les personnels habilités. Le dossier et le projet, approuvés par la Direction de l’UMR, sont examinés par le Conseil de l’Ecole Doctorale d’Archéologie, qui évalue la faisabilité de la recherche. La durée officielle d’un Doctorat est de trois ans. Au delà de 6 ans, le doctorant est susceptible d’être radié.

Le doctorat est soutenu publiquement devant un jury composé de 4 personnes au moins, dont deux membres de l’UMR et deux extérieurs : ces derniers sont presque systématiquement des chercheurs étrangers, soit des universités partenaires européennes, soit des universités des pays où s’est déroulée la recherche.

Les parcours

Le parcours le plus complet est évidemment fourni par l’UFR 03 de l’Université de Paris 1, où l’étudiant acquiert simultanément une formation générale en archéologie et une spécialisation progressive. Ce cursus est d’autant plus important qu’il met l’accent sur les méthodes, et offre de multiples approches comparatives. Pour les étudiants issus d’autres institutions (Ecole du Louvre, EPHE, Universités), des systèmes d’équivalences permettent d’intégrer la formation à tous les niveaux, sous réserve d’approbation du cursus, voire en suggérant des rattrapages.

A partir du M, l’étudiant est amené, en début de chaque année, à définir un parcours d’enseignement avec le responsable de son mémoire lors de son inscription pédagogique. Il s’agit de choisir au mieux, parmi les cours de tronc commun offert par l’UFR, les enseignements qui lui seront le plus utiles pour combler d’éventuelles lacunes ou pour l’aider dans la préparation de son mémoire.