emma-bardi-devant-une-pyramide-maya.jpg

Emma Bardi

Doctorante

 

Bâtir à Tzintzuntzan (Michoacán, Mexique) :
savoirs, matériaux et techniques de construction dans la dernière capitale de l’empire tarasque

 

Sous la direction de Grégory Pereira
Avec le tutorat scientifique d’Hélène Dessales, José Luis Punzo Díaz et Claus Siebe

Résumé

Le site archéologique de Tzintzuntzan se situe dans le bassin de Pátzcuaro, au centre nord du Michoacán en Occident du Mexique. Vers 1450, Tzintzuntzan devient la dernière capitale du royaume tarasque, succédant aux villes d’Ihuatzio et de Pátzcuaro. À l’arrivée des Espagnols, cette culture, contemporaine et rivale des Aztèques, gouvernait un territoire de 75 000 km², couvrant la totalité de l’Etat actuel du Michoacán et les régions limitrophes du Jalisco et Guanajuato. Au XVIe siècle, la ville préhispanique avait une superficie de 674 ha avec une population estimée à 30 000 personnes. Elle constituait le principal centre politique, économique et religieux du territoire tarasque. Tzintzuntzan a donc fonctionné comme « capitale de l’empire et du bassin » et s’avérait être un site rituel d’Etat, un marché régional avec une production artisanale de base et d’élite, avec la présence d’espaces urbains rituels les plus importants dont la résidence du roi. La ville était construite selon un système de terrasses et s’organisait autour de quelques centres civico-cérémoniels dont le principal, se compose d’une vaste plateforme sur laquelle s’élevaient cinq yácatas, des pyramides monumentales, caractéristiques de la culture tarasque.

Cette thèse a pour but d’interpréter, grâce à l’étude minutieuse des éléments architecturaux in situ, l’ensemble des opérations liées à l’organisation des travaux de construction afin de savoir s’il y avait un seul chantier unitaire ou plusieurs échelonnés dans le temps. Elle tend également à comprendre la gestion des chantiers en quantifiant le nombre d’hommes et le volume de matières premières employé ainsi que le temps-hommes nécessaires à l’achèvement des bâtiments. De plus, cette thèse vise à identifier les matériaux et techniques de construction employés au sein des édifices du centre cérémoniel de Tzintzuntzan par la présence de savoir-faire associés aux gestes des bâtisseurs tarasques. Ainsi, cette étude renouvellera largement les connaissances des monuments de Tzintzuntzan, permettant de passer du domaine de l’architecture, bien exploré depuis les premières fouilles archéologiques du site, à celui de la construction.

 

Cursus universitaire

Depuis 2022 Doctorat en Archéologie – Université Paris 1-Panthéon Sorbonne, ED 112, UMR 8096 Archéologie des Amériques.

2020-2022 Master 2 Archéologie, parcours Archéologie de la Préhistoire et de la Protohistoire, spécialité Archéologie des Amériques – Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

2019-2020 Master 1 Archéologie, sciences pour l’archéologie, spécialité Archéologie des Amériques – Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

2016-2019 Licence d’Histoire de l’art et d’Archéologie, parcours Conservation et Recherche – Institut Catholique de Paris.

 

Financements

2022 Contrat doctoral de l'Université Paris 1 Panthéon Sorbonne, ED 112.

2020 Bourse de master de la Fondation Martine Aublet – Musée du Quai Branly.